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CCFMC News Octobre 2010

L’option franciscaine pour les pauvres


Le nombre des pauvres augmente sans cesse, et cela dans le monde entier; pas seulement dans les régions traditionnelles de pauvreté dans les continents du Sud, mais aussi dans les riches nations industrielles du Nord. Et cela, malgré l’accumulation sans précédent de la richesse. Probablement la mesure exacte et la sensibilité pour la justice de distribution ont disparu.

Nous pourrions apprendre de François que cela peut se passer aussi autrement. Il a commencé son chemin de pauvreté radicale à une époque où la bourgeoisie débuta le grand projet capitaliste avec l’économie naissante de l’argent ; un projet, qui –sous la perspective des pauvres- a amené beaucoup d’injustice dans le monde. Il pouvait l’oser, car « le Seigneur lui avait donné des frères ». Avec sa décision pour les pauvres la bourgeoisie égoïste et centrée sur soi-même est remise en cause et une autre alternative est proposée. Guidé instinctivement, François sent que, d’un côté la nouvelle société naissante se base sur le principe de l’appropriation, mais de l’autre côté elle se base aussi sur l’expropriation. Le bien-être accumulé a toujours aussi comme conséquence la pauvreté des autres. Lui par contre, il s’identifie entièrement avec la pauvreté matérielle et avec le pauvre Christ. Car selon François, la rencontre avec les hommes et Dieu est empêchée par la recherche effrénée de la possession ou par les intérêts, qui divisent les hommes. Les propriétés remplacent les relations, car elles procurent apparemment plus de sécurité que les hommes. Par contre, le projet franciscain veut que les hommes se rencontrent sur un même niveau et vivent fraternellement les uns avec les autres.

Avec cette vision de la fraternité, François apporta justement une idée révolutionnaire dans l’échelle des valeurs de l’église et de la société de son temps. Il n’y a plus des seigneurs et des valets et plus de différence sociale. C’est le triple son des droits de l’homme et des devoirs de l’homme : « Liberté, Egalité, Fraternité ». François avait exactement en tête cette fraternité et c’est pourquoi il appartient, sans aucun doute, aux pères spirituels de cette vision de l’humanité datant de l’origine chrétienne. Par conséquent, François évita, de ce fait, toute hiérarchie pour soi-même et pour sa communauté. «Sur aucun homme, mais surtout sur aucun autre frère, nul frère ne se prévaudra jamais d’aucun pouvoir de domination « -peut-on lire dans la première règle non bullée (1 Reg5,9).

C’est vraiment la vision d’une communication et d’une égalité des droits sans la domination. Il décrit aussi, comment cela est possible : Les frères doivent « se servir volontairement et s’obéir mutuellement grâce à l’amour de l’Esprit ». Cela signifie : Être attentif aux besoins des autres, à la vie de la communauté, à l’appel de Dieu ici et maintenant. Ici il est encore question des pas de Jésus, que François suit avec détermination : Non plus pour longtemps la lutte de pouvoir parmi les adultes, non plus pour longtemps la bagarre pour les meilleures places et positions, non plus pour longtemps la peur de ne pas rentrer dans ses droits.

Naturellement il est nécessaire dans la vie commune d’une société, d’avoir aussi des prescriptions et des accords, mais ils devraient être les plus simples que possible. Donc pas une allure de domination, pas de niveau de vie, pas de position de tutelle- telle est la vision de François d’Assise, la vision d’une humanité fraternelle. Encore plus : Il s’agit d’une démocratie cosmico-écologique. Une démocratie avec toutes les créatures. Le rapport avec la nature ne doit pas être une relation de possession, mais plutôt une relation d’une vie commune et de fraternité. Tout cela découle de la pauvreté vécue comme une forme de vie ; elle rend possible l’attention et l’admiration à l’égard de toutes les créatures et les éléments de la création. De là la pauvreté débouche sur une immense liberté et sur une joie désintéressée envers toutes les choses.

Est-ce que cette vision d’une vie fraternelle sur cette terre est-elle, de ce fait, si fascinante, parce que nous ne la considérons guère comme réalisable mais que nous désirons si vivement ? Très clairvoyant, le fou de Dieu provenant d’Assise avait senti qu’une vie basée sur la possession détruisait la solidarité et mettait en danger toute la création. C’est pourquoi il voulait être totalement sans bien, c’est pourquoi il voulait tout voir fraternellement divisé et partagé, c’est pourquoi sa critique à l’égard du pouvoir et son soupçon vis-à-vis des détenteurs de pouvoir dans la ville et dans l’église. A une époque de la redistribution sociale et de la froideur, cette vision franciscaine de Dieu et de l’homme est maintenant plus actuelle que jamais.

Andreas Müller OFM


Afrique

Kenya

Un grand jour pour la Famille Franciscaine de l’Afrique anglophone

Il y a dix ans que fût béni à Nairobi le centre franciscain Portiuncula. Le bâtiment poursuivait deux objectifs : servir de cadre pour la « Famille Franciscaine de l’Afrique » (FFA) et la promotion de CCFMC en Afrique. Le propriétaire est le « Franciscan Family Association. » Dès le début un des principaux objectifs était une solide formation des frères et sœurs dans la spiritualité franciscaine. Cependant la modeste dimension du bâtiment limita la réalisation de cet objectif. Pensons un peu qu’environs 30.000 franciscains et franciscaines vivent et servent en Afrique. C’est pourquoi un élargissement du bâtiment était depuis longtemps un désir ardent.

De ce fait il y a trois ans, le conseil d’administration de la FFA confia la tâche au Fr Hermann Borg de sonder le plan et le financement d’un élargissement de la construction. Grâce à son art énergique, il parvint très vite à transformer ce rêve en réalité.

Le 18 septembre 2010 le nouveau bâtiment a pu être béni et ouvert au public. Ce fut vraiment un grand jour pour la Famille Franciscaine en Afrique.

L’invité d’honneur de cette impressionnante manifestation fut sans doute l’archevêque émérite Raphael Ndingi Mwana à Nzeki de Nairobi, qui est membre de l’OFS (Ordre Franciscain Séculier) depuis 25 ans et qui, particulièrement, est seulement appelé « Frère Raphael ». Il est estimé de tous comme une image de la simplicité franciscaine, comme un instrument de paix et un défenseur des droits de l’homme. La grande file de concélébrant fut conduite par les deux provinciaux du premier Ordre, Fr Georges Muthaka OFMCap et Fr Sébastien Unser OFM. Sans oublier Fr Nicolas Owino FMH, qui représenta le provincial empêché des conventuels OFMConv et Fr Andreas Müller du centre CCFMC de Würzburg.

Tout, ce qui appartient à une solennelle célébration eucharistique à l’africaine, a été offert : les danses liturgiques, une chorale pleine de vigueur, initiée et composée de jeunes sœurs issues de plusieurs congrégations ; sans oublier les classiques tambours africains et les instruments de musique. Le sermon fut prononcé par le provincial OFM, Fr Sébastien.

Après une célébration eucharistique d’une heure et demie, l’archevêque Raphael Ndingi bénit le nouveau bâtiment ensemble avec les concélébrants. Il s’en est suivi, comme très souvent lors de telles cérémonies, des discours habituels et les mots de remerciements à l’adresse des responsables de la nouvelle construction achevée. On citerait ici Fr Georges, Fr Hermann et l’architecte de la maison, madame Mada, et P. Andreas, qui prononça un mot de salutation au nom du centre CCFMC. Une impressionnante présentation de la stigmatisation de François sur le mont Alverna ainsi que des chansons pleins de vigueur entonnées par des jeunes franciscains sous la direction de « Petites Sœurs de François » animèrent les festivités. A la fin les quelques 300 invités furent encore gâtés avec un repas copieux sans oublier le café et le gâteau. Enrichis et de bonne humeur, ils reprirent le chemin de la maison après cinq heures de divertissement.

Dans un autre exposé Fr Hermann Borg fit remarquer, que le centre franciscain est un lieu d’espoir pour les pauvres, les enfants de la rue, les séropositifs du Sida, les aveugles, les malades et les mourants, mais aussi pour les élèves et étudiants. Le centre est très important afin de maintenir en vie la conscience des origines franciscaines et son histoire. Le dialogue avec les autres religions sera aussi au programme ainsi que la collaboration avec les Nations Unies. « Notre présence en Afrique est nécessaire et souhaitée. » déclara Fr Hermann et demanda des donations afin de s’acquitter des factures encore impayées.

Les fruits du séminaire CCFMC avec P. Andreas Müller

Après les festivités de bénédiction au centre franciscain de Nairobi s’est tenu du 19 au 21 un séminaire sur le cours fondamental sur le charisme missionnaire franciscain. Sr Patrizia écrit :

P. Andreas Müller du centre CCFMC à Würzburg était le principal orateur. Avec son impulsion sur la globalisation, sur les défis grandissants y en découlant pour les franciscains et sur ses informations personnelles sur le début de CCFMC, il stimula, déjà dès le premier jour, un travail en groupe très vivant et des contributions dans des discussions des onze participants issus des différents pays africains. Il s’agissait des questions ou thèmes suivants :

·     Qu’est ce qui manque aujourd’hui à notre vie franciscaine ?

·     Que signifie la mission dans notre vie franciscaine ?

·     A quoi ressemble aujourd’hui notre société ?

Avec une grande sincérité et engagement, les participants au séminaire citèrent les imperfections dans la société, dans les familles mais aussi dans l’église ; très critique vis-à-vis de soi-même, on fit remarquer, que les franciscains auraient certes un riche charisme, mais très souvent ils ne le laissent pas devenir visible dans leur vie, qu’il manque très souvent en engagement, qu’on mène seulement très souvent une vie confortable dans les fraternités et les communautés.

Avec une introduction à la leçon 1 P. Andreas débuta la deuxième journée. Actifs comme lors du premier jour, les participants travaillèrent les textes et particulièrement les questions contenues dans la leçon. Avec un intérêt très particulier et une active participation, le thème « Famille Franciscaine » occupa les participants le troisième jour. Quelles conditions, propriétés et attitudes doivent être requises, afin qu’une famille réussisse ? Cela vaut-il aussi pour la famille religieuse. L’échange montra qu’on y discuta ouvertement et sincèrement. Nous nous trouvons encore sur un chemin difficile vers la Famille Franciscaine idéale.

Que reste-t-il à faire ? C’était la question, à laquelle les participants furent confrontés à la fin du séminaire. Quelques unes des réponses :

·     Le CCFMC doit former plusieurs membres de l’OFS (Ordre Franciscain Séculier) comme coordinateurs du cours, afin de pouvoir former une jeunesse franciscaine dynamique.

·     Une formation renforcée des coordinateurs du cours.

·     Le travail en réseau et la connexion doivent être renforcés.

·     Le centre africain de Nairobi doit devenir un bon exemple pour le travail en réseau.

·     Le Sud doit porter plus sa propre responsabilité pour le cours.

·     La durabilité financière est un grand défi, les stratégies locales de développement doivent être développées.

·     Développer les activités pour l’appui financier de CCFMC.

·     Le charisme franciscain ne doit pas seulement se présenter au niveau académique.

·     Le centre CCFMC doit être renforcé.

·     Les supérieurs des Ordres et des congrégations doivent être convaincus, que le CCFMC constitue pour eux un instrument approprié ; concrètement un nouveau début doit être lancé en Afrique du sud.

·     Intégration de Franciscan International et des groupes des droits de l’homme dans le CCFMC.

  •   Un Newsletter pour l’Afrique.

Reste encore à dire qu’un délicieux banquet « Ubuntu » et la dance africaine de tous les participants marquaient la clôture.

Les jeunes franciscains veulent devenir actifs dans toute l’Afrique

Avec la formation d’un groupe de travail JeFra (Jeunesse Franciscaine) pour toute l’Afrique est tombée, dans les coulisses des festivités de la bénédiction du nouveau bâtiment Portiuncula et à la fin du séminaire CCFMC tenue dans la capitale kenyane Nairobi, une importante décision pour la vie franciscaine en Afrique.

« Les participants au séminaire comprirent les exposés du Père Andreas Müller sur les leçons CCFMC, dans lesquelles la dimension séculière des Franciscains est présentée … comme un défi. De ce fait, ils proposèrent que la jeunesse de toute l’Afrique doive être interpellée. A cette fin, les groupes JeFra devraient être érigés dans chaque pays, où cela n’existe pas encore, et les groupes JeFra déjà existants devraient être renforcés, » raconte Veronica N. Irungu (OFS).

A la réunion du 23 septembre 2010 de l’équipe préparatoire de la JeFra africaine au centre Portiuncula prirent part Sr Margaret Awor (LSOSF) de l’Ouganda, Fr Thaddée Cirimwami (OFM) et Jean Françis Isia Amundala (OFS) de la RD CONGO, Sr Tholakele Cele (FSF) de l’Afrique du sud et Veronica N. Irungu (OFS) du Kenya. L’érection d’un bureau de coordination pour les activités JeFra au niveau continental est prévue. Veronica Irungu devra, sur proposition de Sr Margaret, diriger ce bureau comme secrétaire.

Parmi les objectifs, que cette nouvelle équipe s’est assignée, ressort particulièrement au premier plan la vulgarisation du charisme franciscain parmi la jeunesse de l’Afrique à travers l’évangélisation ; le renouvellement du charisme franciscain par la jeunesse ; la promotion du service pour les pauvres et les marginalisés, le soin et la promotion d’une culture de la paix dans la société africaine selon l’esprit de François et Claire. Ces objectifs devront être atteints en prenant compte des structures déjà existantes de l’église et de l’Ordre ainsi que la collaboration avec le CCFMC.

 

Europe

Roumanie

La Famille Franciscaine vers le cours de spiritualité

Pour la deuxième fois la Famille Franciscaine de la Roumanie s’est réunie au début du mois de septembre dans l’institut théologique des franciscains conventuels dans la ville Roman au Nord de la Roumanie. Le rapport détaillé de Sr M. Lydia laisse encore ressortir la fraiche et intensive impression de cette rencontre:

A la rencontre de trois jours tenue du 2 au 4 septembre 2010 prirent part environ 11 frères et sœurs de toutes les branches. Ils provinrent de toutes les parties du pays –Bucarest, Galati, Arad, Timisoara, Caransebes, Oradea, Cluj et Brasov. Très encourageants étaient les multiples frères et sœurs et aussi le grand nombre des membres de l’OFS. Parmi les invités venus de l’étranger : Fr Thaddée Matura OFM de la France et Père Andreas Müller de centre CCFMC à Würzburg dont la présence était très importante et d’une grande aide.

« François et Claire… le rêve de Dieu, » tel était le thème de cette rencontre, tiré de la leçon 1 du cours fondamental sur le charisme missionnaire franciscain. « Durant les trois jours de la rencontre, nous avions eu l’occasion de réfléchir avec chacun de nous sur le rêve de Dieu, et de prendre conscience que Dieu n’a jamais cessé de rêver. » écrit Sr M. Lydia. Tous les participants ont été épris par le désir d’écouter la parole du Christ, qui a été transmis à travers l’exemple de vie de François et Claire, de la refléter à travers sa propre vie ainsi que celle de la communauté comme membre de la Famille Franciscaine et par là se poser la question : Qui sommes nous ?  

Particulièrement le premier jour de la rencontre de la Famille Franciscaine de la Roumanie était entièrement sous le signe de CCFMC. Après la célébration eucharistique présidée par le provincial P. Emilian Catalin OFMConv et l’allumage symbolique des bougies pour les 18 communautés franciscaines de la Roumanie, P. Alexandru Olaru OFMConv conduisit les participants, à l’aide de deux exposés, dans le fondement de CCFMC. « Ce cours de spiritualité, » résume sœur M. Lydia, « offre des connaissances, et provoque en même temps le dialogue interculturel, où les impulsions de la Famille Franciscaine proviennent de tous le continents et de toutes les cultures. Le cours invite tous les membres de la Famille Franciscaine et aussi les autres personnes intéressés du monde entier à interpréter la situation actuelle du monde à partir d’une perspective franciscaine et d’une base des expériences internationales. » Un aspect important est de reconnaitre la responsabilité individuelle et communautaire mais aussi les possibilités et les limites. On devrait se forcer à reconnaitre, comment le plan de Dieu peut être reconnu dans la conscience de chacun de nous et dans ses expériences personnelles mais aussi dans les signes de temps. Ici l’exhortation du concile de Vatican II dans «Gaudium et Spes » est à considérer particulièrement, car la voix du monde, particulièrement le cri des pauvres, doit être écouté avec une grande attention. Un autre sujet important des exposés du Père Alexandru était le secret de l’incarnation de Jésus, Noël comme la fête des fêtes est d’une très grande importance pour François et Claire. « Noël trouve sa continuation dans l’eucharistie : Dieu est un événement quotidien de l’humilité. Il se donne chaque jour dans un morceau de pain, que l’homme partage. »

En cet instant Père Andreas Müller –un organisateur compétent et coordinateur de CCFMC depuis ses débuts- prit la parole et tint un plaidoyer très engagé pour le cours, qui peut renforcer et activer les chances et les possibilités de la Famille Franciscaine dans la société et dans l’église.

Dans sa présentation de la deuxième leçon P. Lucian Dumea OFMCap se concentra particulièrement sur le charisme, béni par Dieu, de saint François expliqua la structure de la grande Famille Franciscaine avec ses multiples branches.

La partie informative de la rencontre se clôtura par la présentation des activités des frères mineurs en Roumanie, particulièrement à Transylvanie. P. Thaddée OFM de la France partagea aux participants de la rencontre, dans un mot de clôture, ses riches expériences comme auteur et spécialiste de la spiritualité incarnée par François et Claire. Il y exhorta à redécouvrir la dimension féminine dans l’église en général et dans la Famille Franciscaine en particulier.

Dans la rencontre de trois jours était aussi prévu un pèlerinage dans les couvents orthodoxes Neamt, Agapia et Varatec, et avec des moments de contemplation et une réflexion sur les principales vertus que François considérait comme fondamental.

Sr M. Lydia conclut son reportage sur la rencontre à Roman avec les mots d’une participante : »Durant ces jours mon cœur s’est élargi, car je suis de nouveau devenu consciente, dans la simplicité de mon cœur et dans l’esprit franciscain, que j’ai été appelée à donner témoignage et à ne rien y craindre, car je suis aussi un rêve de Dieu ».

Amérique Latine

Brésil

Goiânia : Un séminaire CCFMC pour l’approfondissement du charisme missionnaire

Approfondir et fêter la dimension missionnaire du charisme franciscain à l’aide du cours fondamental sur le charisme missionnaire franciscain ; tel était le thème central d’une rencontre tenue par la Famille Franciscaine de l’Etat brésilien Goias du 14 au 15 août 2010 dans la ville de Goiânia.

Sous la direction et le conseil de Sr Maria Fachini et de la catéchiste Franciscana de Joinville / SC, 40 participants et participantes (dont les sœurs franciscaines de la vierge immaculée Maria, les pauvres sœurs franciscaines ainsi que leurs collaborateurs et collaboratrices) ont travaillé les leçons 5 à 18. A l’ouverture et pour nous préparer au travail intense avec les contenus des cours, nous nous sommes laissés toucher intérieurement lors de la lecture méditative des textes sur la spiritualité franciscaine, qui devait rendre conscient notre relation envers toutes les créatures.

Les résultats du travail en groupe montrèrent, qu’après une intense activité créative avec les leçons, leurs contenus n’ont pas seulement été compris mais aussi –en se référant aux réalités de notre époque- relus de nouveau sans préjugés et interprétés. Delà découle clairement la conclusion, combien le CCFMC est important comme un instrument pour la vulgarisation théorique et vécue pratiquement du charisme de François et Claire à notre époque, écrit Maria Fachini dans son reportage sur ce séminaire.  

Belo Horizonte : les conférenciers CCFMC dans la formation permanente

Le cours fondamental sur le charisme missionnaire franciscain est un instrument indispensable pour la formation initiale et permanente dans les communautés franciscaines. Sous cet aspect s’est tenue du 3 au 4 juillet 2010 à Belo Horizonte dans l’Etat brésilien Minas Gerais une rencontre des enseignants et conférenciers de l’OFS (Ordre Franciscain Séculier). Cette session de formation fut organisée et dirigée par le conseil régional de la Famille Franciscaine du Brésil à Minas Gerais avec le but d’appuyer les enseignants et les conférenciers dans leur travail avec le CCFMC et leur donner des stimulations. Les participants étaient des conférenciers et des membres de l’Ordre provenant des différentes villes, particulièrement des environs de Belo Horizonte.

Sous la direction technique de Sr Maria Fachini, il s’agissait, dans cette session de formation, de transmettre avant tout les contenus des leçons à la lumière des réalités sociales actuelles. Les participants ont été encouragés à introduire avant tout leur engagement et leur enthousiasme dans leur travail de formation, à côté des leçons, des séances éducatrices ainsi que d’autres matériels.

 


 

Les signes de temps

Alternatif prix Nobel – Le changement venant d’en bas

KOPENHAGEN : Pour le « changement venant d’en bas » le prix Nobel alternatif a été décerné cette année aux médecins israéliens et palestiniens, aux activistes d’environnement et des droits de l’homme du Nigeria et de Nepal, et à l’évêque autrichien travaillant au Brésil, Erwin Kräutler.

Avec le prix décerné depuis 1980 par la fondation Right Livelihood devraient être récompensées « les solutions pratiques et exemplaires aux défis urgents de notre époque ». Il est doté avec 200.000 Euros et sera remis le 6 décembre dans le parlement suédois.

Le groupe des médecins « Les médecins pour les droits de l’homme » (PHRI),

créé en 1988 au début de l’Intifada, recevra ce prix pour son « son esprit indomptable », avec lequel il s’engage « pour le droit à la santé pour tous les hommes en Israël et en Palestine ». L’organisation, dans laquelle les israéliens et les palestiniens agissent main dans la main, travaille dans deux directions : Avec les cliniques mobiles elle soigne les hommes, qui autrement n’auraient eu aucun accès aux soins médicaux. En même temps les membres propagent « un système sanitaire intégral et public », qui équilibre les différences existantes entre pauvres et riches et entre Israéliens et Palestiniens. Des milliers des Palestiniens pouvaient ainsi profiter d’une assistance médicale et les malades difficiles ont eu la possibilité d’être transférés dans des hôpitaux israéliens.

L’évêque Erwin Kräutler (71),

Qui alla au Brésil après son ordination sacerdotale en 1965 et qui y dirige le plus grand diocèse Xingu, reçoit le prix Nobel pour « une vie dédiée aux peuples indigènes ». Guidé par les idées de la théologie de la libération, qu’un chrétien doit se placer du côté des laissé-pour-compte, il s’engage énergiquement pour la défense des droits civiques des populations autochtones malgré les multiples menaces, contre les attaques des milices des grands propriétaires fonciers. Aussi dans le combat contre le gigantesque projet du barrage d’eau de Belo Monte, où 1000 Km2 de forêt et un tiers de la capitale Altamira seraient inondés, l’évêque catholique se tient dans la ligne de front.

Nnimmo Bassey (52) du Nigeria,

Président du mouvement de l’environnement « Les amis de la terre », sera récompensé pour ses efforts à mettre en évidence les « coûts écologiques et humains de l’exploitation du pétrole » : « Ce qui se passa au golfe du Mexique, est une métaphore pour ce qui se passe chaque jour dans les champs pétrolifères africains ». Alors qu’aux USA on n’épargne pas les efforts pour circonscrire la marée noire, les sociétés pétrolifères ignorent les milliers de fuite, qui polluent le delta de Niger. L’organisation « Action pour les droits de l’environnement », qu’il a créée, aide les communautés locales dans leur bataille juridique contre les dégâts de la production du pétrole sur les hommes et l’environnement.

Shrikrishna Upadhyay (65), Nepal,

sert comme leitmotiv de la connaissance, que le « développement imposé d’en haut » n’aide pas. Il a acquis cette connaissance comme manager général des puissantes organisations d’aide. Maintenant l’organisation Sappro, créée par lui en 1991, appuie les entrepreneurs pauvres et les communautés villageoises. Leur mobilisation a montré, comment la pauvreté pouvait être surmontée, ainsi peut-on lire dans la motivation du prix. En intégrant la population locale et leurs traditions, Sappro appuie le système d’eau, les routes, les stations sanitaires et les écoles et aida dans la mise sur pied d’un groupe de crédit et coopératives avec 1,3 millions des membres. Particulièrement il est à faire remarquer, que Sappro a accompli ce travail malgré l’instabilité politique au Népal, où elle était très souvent l’unique organisation, qui resta dans les régions de combat.

Source : www.tageschau.de du 04.10.2010