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CCFMC News Avril/Mai 2010

« Il y a encore beaucoup à faire »


Rendre l’évangile perceptible. Telle est la tâche de l’église. Et c’est la mission des franciscains. Nous avons à transmettre une bonne nouvelle, la nouvelle d’un Dieu, qui aime et compatit et qui veut libérer. Donc nous devons, en premier lieu, être des auditeurs afin de comprendre la nouvelle. Et alors seulement nous pouvons supposer, ce que Dieu désire. « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu » (Is 40,1). « Parlez au cœur de Jérusalem », Ainsi laisse-t-il prêcher le prophète Isaïe. On ne peut pas le dire autrement. La parole de Dieu provient d’un cœur plein d’amour et vise notre cœur.

Le mouvement franciscain est lié avec cette vision prophétique. Nous sommes là pour avoir les oreilles grandement ouvertes pour ce que Dieu nous dit, afin de transmettre, avec corps et âme, ce qu’on a entendu. « Le cœur parle au cœur », comme l’affirme le Cardinal Newman. C’est seulement ainsi que les hommes peuvent pressentir, comment Dieu est ; notamment un Dieu plein d’amour pour les hommes, et qui prend soin d’eux.

Cependant, si nous voulons reconnaitre ce que ce Dieu veut aujourd’hui de nous, alors nous devons –selon Augustin- lire deux livres : le livre de la vie (les signes de temps) et la bible. Cela signifie que nous devons confronter le premier livre (le livre de la vie) avec les critères de l’évangile. En d’autres mots : Nous devons tenir le journal dans une main, et la bible dans l’autre main- et cela dans cet ordre chronologique.

A ce propos, le Concile Vatican II nous y exhorte dans la constitution de la pastorale « Gaudium et Spes », à écouter très attentivement les nombreuses voix du monde. Nous devons partager avec eux « la joie et l’espoir », mais aussi « la tristesse et la peur ». Ainsi le Concile fait de la souffrance dans le monde son propre thème. Et par conséquent, la pauvreté dans le monde devient ainsi un grand défi à relever. Le pape Jean XXIII parla d’une Église des pauvres. Beaucoup d’évêques voulaient qu’elle soit le point focal du Concile. Les évêques dits petits évêques de Bettazzi, Dammert, Mc Gray (les évêques de Catacombe) ont fait un vœu à ce sujet et l’ont fait, à travers leurs membres à Medellin en 1968, comme le point principal du travail de l’Église en Amérique Latine.

L’éveil constaté après le Concile a diminué. Et la confiance à l’institution Eglise décroit de plus en plus. Le temps des visions est révolu et a cédé à l’usure du temps, et il a été souvent décrit par Karl Rahner comme « l’Église hivernale ». Mais ensuite Rahner a aussi dit « que des tels temps peuvent aussi conduire à une concentration radicale, dans laquelle l’Église prendra de nouveau conscience de ses racines et de son essence. Et ensuite, si l’Église pourrait posséder réellement ce degré de radicalisation, qui serait en principe offert par la circonstance, alors le printemps devrait commencer dans l’Église. » Cela veut dire : une concentration totale sur Jésus Christ lui-même, qui constitue la vie de l’Église.

L’un de ceux, qui furent capable de le faire vraiment d’une manière géniale, est sans doute François d’Assise. La bible devint pour lui comme une source jaillissante permanente de la vie spirituelle. Vivre l’évangile, le rendre perceptible dans l’Église et dans la société, fut pour lui le plus important. Il l’avait réussi si brillamment qu’on l’avait surnommé « alter Christus », l’autre Christ. Il a de nouveau donné à l’Église un visage sur lequel les hommes pouvaient reconnaitre de nouveau un Dieu humble et plein d’amour pour les hommes, et qui prend soin de nous. Vivre cela est la mission des franciscains, le noyau de la spiritualité franciscaine.

« …Il y a encore beaucoup à faire. Nous nous trouvons encore seulement au début. Le chemin à parcourir nous conduit chez les loups. Nous ne les craignons pas. Nous les aimons. Car ils sont nos frères. Ils ont droit à notre parole et réponse. Cela fait partie de notre tâche. Et là se trouve la mission. « Ainsi résume professeur Elmar Klinger son exposé à Frascati, que nous publions dans cette édition et présentons en intégralité. Il est bon de nous laisser dire par une tierce personne extérieure, ce que la théologie et la spiritualité franciscaine a à dire : « Le mouvement franciscain peut marquer, suite à sa spiritualité, un point important de référence dans l’Église. Car elle est liée étroitement avec le monde actuel. Ce dernier se tenait dans son berceau et elle l’a élevé à partir du baptême. »

Andreas Müller OFM

 


La prophétie franciscaine dans l’Église

Comment se présente l’Église après le deuxième Concile du Vatican ? Devant quels défis se tient-elle dans le monde actuel ? Mais avant tout : quelles positions devrait ou peut prendre le mouvement franciscain dans cette situation ? Professeur Elmar Klinger porta son attention sur ce domaine des thèmes très compliqués lors d’un exposé au congrès du comité international de CCFMC à la fin du mois d’octobre 2009 à Frascati, et qui est présenté brièvement ci-dessous. Jusqu’à sa mise en retraite en 2006, Professeur Klinger enseignait la théologie fondamentale et les sciences religieuses comparatives à l’université de Würzburg. Il veut que son exposé soit compris comme l’observation d’un non franciscain, qui regarde chez eux » en indiquant le chemin à suivre » et espère orienter le regard sur des nouveaux aspects à découvrir.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, l’auteur commence par expliquer les mises au point conceptuelles : Par Église on entend le Concile Vatican II. La prophétie ne signifie pas une prédiction de l’avenir; le discours sur la particularité divine dans le sens biblique est caractéristique pour elle. Elle transforme « le discours de Dieu à partir de ce qui était dans un thème actuel afin d’organiser l’avenir. » Pour cette raison, elle a aussi toujours eu un caractère critique, elle pratique donc la critique de la société, de la religion et aussi l’autocritique. La prophétie franciscaine incarne « un potentiel de force et de vie, qui n’a pas encore été absolument épuisé, mais qui ouvre généralement un avenir pour l’Église, pour toute l’humanité et le monde… Le mouvement franciscain est redevable de cette tradition et doit, dans une certaine mesure, devenir elle-même prophétique ».L’exposé est divisé en trois parties :

François, l’Église et le Concile Vatican II :

Tout commence par Jésus. Le thème central de sa vie et de son annonce est le royaume de Dieu. Il ne l’a pas seulement annoncé, mais l’a aussi vécu. Comme être humain du royaume de Dieu, il s’est identifié avec les plus petits parmi les hommes. Le royaume de Dieu, comme Jésus l’a annoncé et vécu, établit une communauté entre le plus élevé et le plus bas, le plus important et le moins important. Dans le royaume de Dieu Jésus surmonte le conflit entre Dieu et les hommes, de même comme le conflit existant parmi les hommes entre eux.

François, un homme de Jésus, consacre sa vie au royaume de Dieu et à son annonce. La vie, que François a menée, est donc une mission en elle-même dont le seul mandant est Dieu lui-même. Servir Dieu et vivre pour Lui, signifie, en même temps, faire cela aussi pour toutes les créatures et pour chacun de nous. Car pour François, la particularité et l’universalité ne s’excluent pas mutuellement, ne sont pas supérieures ou inférieures l’une à l’autre, mais au contraire se conditionnent plutôt réciproquement. Lorsque François écrit « une seule fraternité universelle doit exister, qui s’entend liée à la louange divine, » alors cela vaut pour toute l’humanité et touche aussi les autres religions.

François prend consciencieusement le message de l’envoi en mission (Mt 10), il l’annonce et le vit. C’est une reconnaissance pour le Fils de l’homme, pour le « pauvre Christ humilié », qui était le premier et qui est devenu le dernier afin que chaque dernier sache qu’il vaut quelque chose et qu’il possède le rang d’un premier. C’est une joyeuse nouvelle pour les pauvres exploités, pour la femme soumise à chaque homme, et pour l’enfant, qui ne peut pas défendre seul ses droits.

Un secret de la mission de François : Il est soumis à toute autorité, non pour être asservi, mais plutôt pour la convertir. Cette attitude, qu’il a prise avec une fermeté particulière dans sa lutte avec les autorités de l’Église, lui a apporté des résultats étonnants. N’a-t-il pas aussi converti les prélats ? Le mouvement franciscain devrait suivre François sur le chemin de sa mission dans l’Église et surmonter les conflits avec les représentants de sa hiérarchie selon son exemple, pense Professeur Klinger. Un exemple est celui du Concile Vatican II, « …car il surmonte le contraste entre l’hiérarchie et le peuple de Dieu dans sa conception d’une Église du peuple de Dieu, à laquelle appartient une hiérarchie. Elle ne se place ni en tête, ni au dessus du peuple, et n’est pas aussi supérieure au peuple. Elle ne le domine pas, mais en fait plutôt partie et est à son service… »

Pauvreté et mission – le défi prophétique

On peut considérer le Concile Vatican II comme un concile prophétique, affirme professeur Klinger. Car il voit dans l’Église le peuple prophétique au milieu des événements révolutionnaires, il voit dans l’époque contemporaine des signes de temps, et dans l’évangélisation l’appel à la mission. L’évangélisation est à comprendre comme un témoignage du royaume de Dieu dans les circonstances actuelles. Les porteurs de ce témoignage sont les laïcs. Pendant la phase préparatoire du Concile, le pape Jean XXIII avait cité trois domaines importants, qui déterminent les rapports actuels comme signes de temps : la question sociale, la question de la femme et la question de la décolonisation et la libération du tiers monde. En égard à l’importance de ces questions et aux défis y afférents, les reformes ne constituent nullement la réponse adéquate. Le thème du Concile Vatican II n’étaient pas les reformes, mais plutôt la pastorale. Cela signifie : faire valoir aujourd’hui l’évangile parmi les hommes avec sa propre force. Une pastorale qui prend la responsabilité pour la vie dans les circonstances actuelles, et qui prépare la vie pour l’avenir, est une prophétie. L’agir pastoral dans le sens du Concile Vatican II fait de la misère et de la pauvreté son propre thème et un défi à relever. Dans ce thème le mouvement franciscain porte une responsabilité toute particulière. François voit dans la pauvreté une question de la guérison et du malheur, de la vie et de la mort.

La pauvreté est, dans un sens fondamental, le fait que rien, de ce qui existe, n’appartient à une personne quelconque, excepte à Dieu. La pauvreté : un état paradisiaque ; elle n’offre aucun bonheur, mais plutôt un amour, d’où grandit et existe le bonheur ; elle rend capable chacun de nous à donner non seulement quelque chose, mais en plus soi-même. Par contre, la possession conduit à une attitude contraire. La conception de la pauvreté, que François et Claire avaient vécue et pour laquelle ils avaient combattu, est une voie à suivre. Dans sa compréhension la pauvreté ne se caractérise pas par la pénurie, mais plutôt par la minorité. « Être mineur grâce à la pauvreté est un statut. Il a une signification pour toute la création et accuse fondamentalement les rapports de la société, qui le méprisent. Sa base est, en effet, Dieu Lui-même » poursuit professeur Klinger. Depuis des siècles la théologie franciscaine a déjà souligné l’importance du poids que la pauvreté naturelle possède pour toute la création.

Se placer au même niveau que les plus petits, devenir pauvre parmi les pauvres, servir les plus petits –là François a reconnu l’appel à la mission, en suivant l’exemple de Jésus. Ainsi la mission est devenue une pensée-clé du mouvement franciscain.

Une base générale de la spiritualité : Univocité de l’être

La prophétie est embarrassante, car elle remet en question le présent. « Elle vous rappelle ce qui viendra, par rapport à ce qui était, elle vous oblige à méditer sur ce qui est, et peut de ce fait vous changer… ». Le mouvement franciscain est en soi prophétique dans sa spiritualité ; le caractère spécifique de François de parler avec toutes les créatures et de les appeler frères et sœurs, a déjà été un signe prophétique. François a vu la création dans une lumière sociale et l’a mise en valeur sous l’œil critique de la société. L’homme en tant que créature tirée de la terre n’a aucune raison de s’élever au-dessus des autres hommes. L’humilité est le courage à rester près de cette réalité terrestre ; elle protège contre l’orgueil et la présomption, rend les hommes disponibles à servir et n’existe pas pour rassurer une mauvaise conscience mais ramène plutôt dans le droit chemin. A travers l’humilité l’homme devient courageux d’être homme et d’être ce qu’il est. A cet être appartient la pauvreté.

Dans la compréhension de François la pauvreté ne s’épuise pas dans la pénurie. Elle est plus un statut et une force. Dans ce sens, la pauvreté est un thème politique et religieux. Cela est décrit par le fait d’être considéré comme plus petit, lequel prédispose à l’écoute et peut changer le monde. Elle s’appuie sur la liberté et la responsabilité de chacun, et non sur la raison abstraite. Ses thèmes sont, de ce fait, les thèmes du monde moderne.

Sur base de sa spiritualité le mouvement franciscain peut montrer le chemin à suivre, et devenir un pôle d’attraction dans l’Église. Car elle est étroitement liée avec le monde d’aujourd’hui. Il couchait dans son berceau et elle l’a élevé à partir du baptême », déclare en conclusion professeur Klinger.

Téléchargement : Le texte intégral (en Anglais)

http://www.ccfmc.net/wEnglish/ccfmc/bibliothek/franc_clare_theol/Elmar_Klinger.shtml?navid=103

 

Asie

Japon : Un prélude de CCFMC avec un grand succès

A Kyoto la première manifestation des amis de François et Claire a reçu un fort écho positif inattendu. Père Lukas Horstink OFM et deux membres de l’OFS (Ordre Franciscain Séculier) avaient organisé le 22 mars 2010 dans la maison des franciscains à Kyoto une manifestation sous le thème « Nous aimons François et Claire ».

Parmi les 70 participants, ayant répondu à l’invitation et dont l’âge variait entre dix et 92 ans, on retrouvait non seulement les représentants de Franciscan International (FI) mais aussi trois sœurs franciscaines de l’Immaculée Conception (SFIC) et trois frères OFM. Très remarquable était particulièrement le fait de constater qu’à côté des chrétiens catholiques, les protestants et les bouddhistes étaient aussi venus.

A la réussite de cette manifestation de trois heures a contribué énormément le programme riche et varié, qui était adapté au public hétérogène : Après une lecture de dix minutes sur la vie et l’action de François et Claire, accompagnée des séquences des films, vint l’exposé des poèmes du frère hollandais Guy Dilweg et une présentation théâtrale. Trois sœurs SFIC des Philippines chantèrent la prière de la paix de François dans la langue nationale Tagalog, et la chorale des femmes des Églises de la ville présentèrent une prière de la paix, qui était mise en note musicale par les collaborateurs locaux.

Suite au grand succès de ce rassemblement et aux réactions positives des participants, les organisateurs planifient d’autres manifestations semblables à Tokyo et Hokkaida.

 

Pakistan : un nouveau coordinateur CCFMC

Père Saleem Amir Maseh OFM est le nouveau coordinateur CCFMC au Pakistan. Il remplace à ce poste Père Moghal Peter OFM, qui a été élu comme provincial de son ordre au Pakistan et qui a été libéré des charges CCFMC suite aux multiples et complexes tâches de sa nouvelle fonction.

Père Saleem Amir Maseh est jeune et est considéré comme très dynamique. Peu de temps avant, il avait terminé ses études des missionnaires à L'Université Pontificale Grégorienne à Rome avec le grade de doctorat. Dans le couvent franciscain à Karachi il est le responsable de la formation des étudiants.

Sr Jeanne R. Luyun SFIC, qui raconte sur cette permutation et nomination, souhaite la bienvenue, au nom du comité continental du CCFMC, au nouveau coordinateur CCFMC au Pakistan. Elle espère que Père Saleem mettra en pratique son expérience et sa connaissance au profit de la promotion active de CCFMC.

 

Afrique

RD Congo / Bukavu : La JeFra fête la JMJ

La Jeunesse Franciscaine (JeFra) de Bukavu (capitale de la province du Sud – Kivu) a fêté la journée mondiale de la jeunesse (JMJ) avec une méditation et une excursion à Nyangezi. Le thème de la méditation était la vulgarisation de l’évangile au Congo. A cette occasion on s’est aussi souvenu du Père Joseph Van der Haeghe, qui arriva dans cette contrée en 1906 avec une équipe des missionnaires belges, afin d’y vulgariser l’évangile. Il tenait ses prédications sur une colline appelée Lukananda, et qui porte aujourd’hui le nom de Mont Calvaire. Cet endroit est aussi le dernier lieu de demeure de Père Joseph et est considéré de ce fait comme un lieu saint.

Quatre paroisses, dont celle de notre Dame du Congo de Nyantende, s’étaient associées à la JeFra de Bukavu. Cette dernière compte plus ou moins 80 membres, qui sont encore en grande partie très jeunes. Les activités sont discutées et programmées lors des rencontres mensuelles. Par exemple, à la fin du mois d’avril est prévue une visite de l’hôpital militaire de Bukavu ; chaque participant s’est engagé à apporter une petite contribution en nature telle que le sel, sucre, riz et savons. En plus de la visite des prisonniers et des nécessiteux âgés, la JeFra de Bukavu se consacre aussi à l’encadrement et à l’aide aux jeunes alcooliques et dépendant de la drogue.

L’auteur de l’article, Jacques Bantu Rusagara, est un professeur d’anglais dans une école de Bukavu, et participe depuis huit ans au cours CCFMC sur Internet.

 

RD Congo / Kinshasa : un ex-évêque se consacre totalement au CCFMC

Mgr Stanislas Lukumwema OFM de Kinshasa, la capitale de la RD Congo, désire s’engager énergiquement dans l’avenir pour les affaires de CCFMC en RD Congo et aussi dans toute la région francophone de l’Afrique. Il y a quelque temps, Mgr Lukumwema se retira de la fonction d’évêque du diocèse de Kole en RD Congo et est maintenant disponible pour une nouvelle tâche.

Les atouts que Mgr Stanislas apporte pour cette nouvelle tâche sont à considérer comme optimal. En tant que docteur en spiritualité franciscaine et auteur des nombreuses publications sur la vie consacrée, il dispose d’une grande expérience de l’animation et de l’accompagnement des groupes des étudiants. Durant sa fonction d’évêque et de provincial de la région Congo, il développa des bons contacts avec les communautés franciscaines, non seulement en RD Congo mais aussi dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Mgr Stanislas Lukumwema OFM veut, avant tout, s’engager à l’introduction et à la vulgarisation de CCFMC dans les différents degrés de la formation franciscaine dans les couvents et communautés.

 

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Signes de temps

L’évêque Oscar Arnulfo Romero

Martyr de la justice et de l’option pour les pauvres

A l’occasion du 30ème anniversaire du martyr de l’évêque Romero assassiné le 24 mars 1980, une commémoration impressionnante s’est tenue dans la crypte de la cathédrale de San Salvador. Elle était organisée par les frères et sœurs de la paroisse crypte « Oscar Romero », qui ont conservé sa mémoire durant toutes ces années. Étaient présents les évêques, prêtres, pasteurs, religieux et religieuses provenant des différentes communautés et congrégations, mais aussi les délégations et les groupes de soutien du monde entier, qui ont maintenu en vie, dans leurs Églises locales et dans les sociétés civiles, le souvenir de cette grandiose figure de l’Église de la libération latino-américaine. Particulièrement à souligner sont le comité chrétien international de solidarité Oscar Romero « SICSAL », la coordination Oscar Romero en Amérique centrale (CORCA) et la coordination œcuménique de l’Église des pauvres en El Salvador (CEIPES), qui étaient venus à ces journées de la conférence internationale des groupes Romero et des comités de solidarité, afin d’évaluer leur 30 ans d’engagement au profit des peuples de l’Amérique latine.

L’évêque Samuel Ruiz Garcia, évêque émérite de San Bartolomé de Las Casas Chiapas au Mexique a rendu de nouveau vivant, dans son homélie, la vie, la pensée et l’œuvre de l’évêque Romero : « L’évêque Romero vit toujours encore parmi son peuple – comme il l’avait prédit lui-même - mais il n’est pas seulement présent comme homme de l’Église et comme évêque, mais aussi dans un sens social. Il est présent comme une grandeur culturelle et politique {..} ; il appartient à la réalité et – ce qui nous étonne le plus - à l’avenir de l’Amérique Latine. On doit compter avec lui, si on veut organiser non seulement l’histoire de ce peuple aimé d’El Salvador, mais aussi de tout le continent. » A cause de l’importance fondamentale de cette prédication, nous voulons la rendre accessible à tous à l’adresse Internet ci-dessous :

Téléchargement :

Biographie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_Romero#Biographie